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     Date et lieu

La rencontre a eu lieu jeudi 9 février 2017 au service de réanimation médicale du CHU Gabriel-Montpied (Clermont-Ferrand) dirigé par le professeur Bertrand Souweine.



     Pourquoi

Les activités d'un laboratoire public de mathématiques sont variées. L'une de ses principales missions est cependant évidente : avoir une science d'avance. Inventer les mathématiques d'aujourd'hui. Ce seront demain les outils que chercheurs d'autres disciplines et ingénieurs pourront s'approprier. Si l'on pense que la mathématique existe indépendamment du mathématicien, c'est défricher le monde mathématique pour le rendre accessible d'abord aux hommes et femmes courageux puis à tous.

Chacun des mathématiciens d'un laboratoire de mathématiques participe à l'invention de nouvelles théories, de nouveaux concepts, de nouveaux outils. La mathématique qu'ils inventent est une science fondamentale. Elle n'est pas nécessairement développée a posteriori (nous avons besoin de faire telle chose, inventez-nous les mathématiques pour le faire). Elle peut aussi l'être a priori. Autrement dit, la raison pour laquelle un mathématicien travaille peut n'être que le développement des mathématiques. Cela n'empêche nullement que le point de départ de ses recherches soit un problème concret. Est-ce rapide ? Non. Est-ce directement utilisable sans un effort conséquent ? Non. Est-ce efficace ? Oui. Parce que de cette façon, on effectue une recherche systématique, d'outils universels indépendants de tout contexte. La relativité n'a pas été inventée en 1905 parce qu'on voulait envoyer des fusées dans l'espace. Elle est quand même fort utile pour le faire. Les équations diophantiennes n'ont pas été étudiées depuis 800 avant Jésus Christ pour permettre aux hommes du XXIè siècle de communiquer de façon sécurisée grâce à la cryptographie par courbes elliptiques. Cependant, cette communication repose sur l'étude ancienne de ces équations.

Plutôt que d'étudier les problèmes d'écoulement du sang, puis de la boue, de la neige etc., étudiez l'équation de Navier Stokes. Elle permet de tous les considérer ensembles. Au passage, Henri Navier était un ingénieur français du début du 19è siècle. George Gabriel Stokes était un mathématicien britannique de la fin de ce 19è siècle. L'équation de Navier Stokes ajoute la viscosité à l'équation d'Euler, mathématicien suisse du début du 18è siècle.

Ce qui nous réunit aujourd'hui, c'est une ambition : promouvoir le travail en collaboration de médecins et de mathématiciens. Les enseignants-chercheurs du laboratoire forment de bons statisticiens. Le laboratoire compte parmi ses chercheurs des talents reconnus en statistiques, probabilités, analyse numérique et équations aux dérivées partielles. Chaque année depuis près de 45 ans la laboratoire reçoit l'élite mondiale des probabilités lors de la prestigieuse école d'été de Saint-Flour. Pour ces raisons, nous pensons que la collaboration peut être fructueuse. Nous sommes aussi persuadés que vous, chercheurs en médecine, pouvez alimenter notre recherche fondamentale.



     Le programme

En cliquant sur un titre, vous obtiendrez le fichier de la présentation

  • Julien & Laurent : un modèle des échanges de calcium pendant l'hémodialyse.
  • Nicolae : ce que peut le contrôle.
  • Anne-Françoise : modèles de régression pour la reconnaissance de formes en médecine.
  • Pierre : utiliser les statistiques pour analyser des variations physiologiques.
  • Damien : biofilms bactérien et santé
  • Gabriel Carvalho : modélisation des biofilms bactériens.
  • Héloïse : méthode de coorélation d'images numériques appliquées aux biofilms
  • Alexandre  : axes de recherches cliniques.